Enquête publique sur la Cerisaie : la réaction de trois associations

Les élus de Périgné avaient déjà exprimé leur colère contre l’avis du commissaire enquêteur, à l’issue de l’enquête publique sur le projet de parc éolien de La Cerisaie.

Trois associations réagissent à leur tour dans un communiqué de Françoise Bourreau (Stop éolien en Pays mellois), Anne-Marie Doray (Alerte éoliennes Exoudun) et Patrick Simon (Vent des sources). «Opposés à la construction du parc éolien, les élus de Périgné auraient pourtant dû se réjouir de la conclusion du rapport, défavorable au projet. »

Or, dans ce rapport, « tout le monde en prend pour son grade », notent les associations citant la Mission régionale d’autorité environnementale, Eurobats, l’association Deux-Sèvres Nature environnement, les élus et les citoyens. « Seule la société Volkswind échappe au procès. »

« Il est plutôt choquant de lire […] que les observations du public sont “ redondantes , c’est-à-dire superflues et répétitives, qu’elles relèvent de “ leur méconnaissance du dossier “ d’une position de principe , d’une pulsion moutonnière puisqu’ils sont qualifiés de “ suiveurs . Ces jugements de valeur affichent un mépris du citoyen, tenu pour demeuré, incapable de penser par soi-même. Or, Monsieur le commissaire enquêteur semble ignorer que les citoyens du Pays mellois cernés par les parcs éoliens ont le privilège d’être aguerris aux enquêtes publiques, de connaître le discours “ redondant  des sociétés éoliennes : ils ont appris, ils ont lu, ils se sont informés et ils ont une idée très précise de ce qu’ils ne veulent plus subir. Leur expression est libre et elle aurait mérité davantage de respect et de considération. »

Énergies renouvelables : les câbles sous-marins à l’origine de malformations chez les homards et les crabes – Géo 10 mai 2022

Malformations, petite taille, difficultés à nager… Les installations sous-marines nécessaires à la mise en place des énergies renouvelables ne seraient pas sans conséquence sur le développement des homards et des crabes.

Avec l’expansion des énergies renouvelables marines, le nombre de câbles électriques sous-marins augmente rapidement, introduisant des champs magnétiques et électriques anthropiques dans l’environnement marin. Et comme le révèle l’étude récemment publiée dans le Journal of Marine Science and Engineering, ces dispositifs exerceraient hélas une influence plutôt néfaste sur le bon développement de certaines espèces sous-marines.

« Comme avec tous les câbles porteurs de courant, ces câbles d’alimentation émettent des champs électromagnétiques statiques d’intensités variables. Alors que les fuites de champ électrique standard peuvent être éliminées avec succès grâce à l’isolation, il n’existe actuellement aucune isolation standard de l’industrie pour empêcher les fuites de champ magnétique ».

Les chercheurs ont notamment observé des déformations au niveau de la carapace (enroulée et gonflée), au niveau des pinces, de l’abdomen et de l’éventail caudale. « Une queue plus petite et pliée, un mauvais développement des yeux et un corps gonflés », ont aussi été observés chez les homards, résume Slate. Les homards ayant grandi à proximité des ondes ont trois fois plus de chances de souffrir de malformations diverses.

« Des études antérieures ont mis en évidence qu’il n’y a pas suffisamment de mesures in situ pour permettre une évaluation éclairée des émissions de champs électromagnétiques autour des déploiements de câbles. »

https://www.geo.fr/environnement/energies-renouvelables-les-cables-sous-marins-a-lorigine-de-malformations-chez-les-homards-et-les-crabes-209782

Projets éoliens de Rossignol et Haute-Couture dans la Vallée du Liger : 1 400 avis «balayés» – Courrier Picard 10 mai 2022

En attendant la décision de la préfecture, qui devra rendre son avis sur la faisabilité des deux parcs éoliens, leurs opposants ne décolèrent pas de l’avis favorable rendu par le commissaire enquêteur qui a pourtant consulté 1 400 avis négatifs.

Courrier Picard 10 mai 2022

« Et on nous parlera encore d’acceptabilité sociale ! « 

Les fabricants d’éoliennes ont enregistré des pertes considérables au cours du dernier trimestre

Les fabricants d’éoliennes ont enregistré des pertes considérables au cours du dernier trimestre, en raison de la montée en flèche des coûts et de la concurrence féroce.

Graphique SIEMENS GAMESA RENEWABLE ENERGY

L’industrie a commencé à voir une forte baisse des prix et une concurrence accrue dès 2017, lorsque certains gouvernements ont abandonné les tarifs généreux, fixes et subventionnés pour l’électricité.

Les bénéfices ont encore été mis à mal par le COVID-19, l’emballement des prix des métaux, les droits d’importation motivés par des considérations politiques et les retombées de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

La flambée des coûts des matières premières a frappé plusieurs industries, mais a particulièrement touché l’industrie de l’approvisionnement en énergie éolienne, car les turbines sont composées à 90 % de métaux comme l’acier et l’aluminium.

Éolien en mer : le public rejette la zone proposée par l’État pour le parc d’Oléron

Les citoyens consultés pour identifier une zone préférentielle d’implantation du futur parc éolien au large de l’île d’Oléron souhaitent que la priorité soit donnée à la biodiversité. La zone proposée par l’État essuie donc un rejet presque unanime.

Le débat public « Éoliennes en mer de Nouvelle-Aquitaine » concernant le projet d’installation d’un parc au large de l’île d’Oléron (Charente-Maritime) s’est conclu sans recommander de zones d’implantation préférentielles. « Aucun consentement, même sous de sévères conditions touchant l’environnement et la pêche, n’est envisageable dans la zone d’étude initiale de 300 kilomètres carrés, voire dans la zone élargie, et inenvisageable dans la zone du parc naturel marin (de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis) », rapporte la commission particulière du débat.

« Il apparaît inconcevable que la zone d’étude pour l’implantation d’éoliennes se situe au moins au-dessous d’une trentaine de kilomètres du littoral d’Oléron, notamment au regard de l’extrême richesse des biotopes en zone littorale (comprenant notamment le puffin des Baléares, espèce en danger critique d’extinction), et du paysage », ajoute la commission particulière du débat dans son rapport.
Un sentiment partagé par Dominique Chevillon, vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) : « il est complètement incohérent de vouloir, d’un côté, protéger cette zone pour sa richesse écologique et, de l’autre, y construire de telles infrastructures. »