Les fabricants d’éoliennes ont enregistré des pertes considérables au cours du dernier trimestre, en raison de la montée en flèche des coûts et de la concurrence féroce.
Graphique SIEMENS GAMESA RENEWABLE ENERGY
L’industrie a commencé à voir une forte baisse des prix et une concurrence accrue dès 2017, lorsque certains gouvernements ont abandonné les tarifs généreux, fixes et subventionnés pour l’électricité.
Les bénéfices ont encore été mis à mal par le COVID-19, l’emballement des prix des métaux, les droits d’importation motivés par des considérations politiques et les retombées de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
La flambée des coûts des matières premières a frappé plusieurs industries, mais a particulièrement touché l’industrie de l’approvisionnement en énergie éolienne, car les turbines sont composées à 90 % de métaux comme l’acier et l’aluminium.
Les citoyens consultés pour identifier une zone préférentielle d’implantation du futur parc éolien au large de l’île d’Oléron souhaitent que la priorité soit donnée à la biodiversité. La zone proposée par l’État essuie donc un rejet presque unanime.
Le débat public « Éoliennes en mer de Nouvelle-Aquitaine » concernant le projet d’installation d’un parc au large de l’île d’Oléron (Charente-Maritime) s’est conclu sans recommander de zones d’implantation préférentielles. « Aucun consentement, même sous de sévères conditions touchant l’environnement et la pêche, n’est envisageable dans la zone d’étude initiale de 300 kilomètres carrés, voire dans la zone élargie, et inenvisageable dans la zone du parc naturel marin (de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis) », rapporte la commission particulière du débat.
« Il apparaît inconcevable que la zone d’étude pour l’implantation d’éoliennes se situe au moins au-dessous d’une trentaine de kilomètres du littoral d’Oléron, notamment au regard de l’extrême richesse des biotopes en zone littorale (comprenant notamment le puffin des Baléares, espèce en danger critique d’extinction), et du paysage », ajoute la commission particulière du débat dans son rapport. Un sentiment partagé par Dominique Chevillon, vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) : « il est complètement incohérent de vouloir, d’un côté, protéger cette zone pour sa richesse écologique et, de l’autre, y construire de telles infrastructures. »
Le ministre de la Mer du Nord, Vincent Van Quickenborne, a annoncé mardi avoir déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre le projet français de construction d’un parc éolien au large de Dunkerque (nord-ouest de la France), près de la frontière belge.
Les projets français d’éoliennes en mer inquiètent la Belgique depuis plusieurs années: les habitants des communes côtières voisines de la frontière craignent les nuisances visuelles, le port d’Ostende est mécontent car les routes maritimes historiques à destination et en provenance du Royaume-Uni risquent d’être entravées.
« Au cours de ce processus, nous avons constaté qu’il n’y avait pas suffisamment de volonté du côté français pour prendre en compte les droits des habitants du littoral belge, du port d’Ostende et des autres parties prenantes« .
Selon les données du programme Copernicus de l’UE, la moyenne annuelle de vitesse du vent a parfois été 10% inférieure en 2021 à celle de la dernière décennie.
Pourquoi les conséquences sont importantes ? Parce que d’après Copernicus, une réduction de 10% de la vitesse du vent équivaut à une baisse de 27% de la puissance d’une éolienne.
Selon les chiffres de Copernicus, la capacité de production annuelle a été réduite de 13% en Allemagne et au Royaume-Uni, et jusqu’à 15% et 16% en Irlande ou République tchèque. Les chiffres sont aussi en baisse sur les parcs offshore.
Ce mercredi, vers 14 heures, un fort dégagement de fumée a commencé à alerter les automobilistes qui circulaient au niveau de Saint-Germainmont. Il s’agit en fait d’un incendie qui a pris sur l’une des dix éoliennes installées depuis 2012 sur cette commune du Porcien. Les pompiers et la maire, Blandine Chocardelle, se trouvent actuellement sur place.
Soixante-deux éoliennes seront bientôt plantées dans les fonds marins de la baie de Saint-Brieuc, en Bretagne, couvrant 75 km². La société Iberdrola, via sa filiale bretonne Ailes Marines, est à la tête de ce chantier très controversé. Avant cela, d’autres controverses. En Amérique Latine, où il y a une dizaine d’années, le leader mondial de l’énergie éolienne a laissé des traces indélébiles.
Elle est aussi candidate à l’appel d’offres pour un deuxième parc, cette-fois en Bretagne sud. Objectif : « Construire un projet tant responsable que durable », affirme la filiale du géant espagnol, leader mondial de l’énergie éolienne, qui se dit « soucieuse de la préservation de l’environnement ».
Les Bretons ont pourtant suivi, durant l’année 2021, les péripéties de la multinationale : des fuites d’huile hydraulique causées par la dureté de la roche à l’enquête ouverte par le parquet national financier pour « recel de favoritisme ».
Sans oublier l’alliance inédite entre les pêcheurs mécontents et l’ONG Sea Shepherd.
Que se cache donc derrière la communication de l’entreprise ? Des journalistes de Splann !, ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne , se sont penchées sur plusieurs projets emblématiques « d’énergie verte » que cette société mène sur d’autres continents, à travers une vaste enquête basées sur des sources ouvertes.
Car plus de dix ans avant de planter ses mâts en Bretagne, le florissant opérateur ibérique a investi l’Amérique latine.
Accusations de violations de droits humains, hécatombe d’oiseaux migrateurs, poissons morts et activistes craignant pour leur vie… Autour des projets d’Iberdrola, les cicatrices peinent à se refermer.
Aux pieds des éoliennes, le crime organisé
Dans l’isthme de Tehuantepec, des immenses parcs éoliens fleurissent, portés par des multinationales aux pratiques parfois douteuses.
Les éoliennes sont un sujet sensible dans lequel s’entremêlent litiges avec les paysans, accusations de spoliations des terres et de corruptions, milices armées, assassinats de journalistes et d’activistes…
Malgré la chape de plomb qui pèse au pieds des éoliennes, Splann ! fait le point sur ce contexte sanglant, et sur ce que l’on sait de l’implantation contestée d’Iberdrola dans la région.
Des oiseaux morts par milliers
Les deux grands parcs éoliens d’Iberdrola à la Venta suscitent de vives inquiétudes pour les oiseaux migrateurs et chauve-souris, et des tensions avec des paysans qui s’estiment lésés par la multinationale.
Splann! a enquêté sur les faits sur la base de la documentation existante, d’entretiens, et des travaux réalisés par des journaux locaux.
Les élus ont voté pour émettre un avis défavorable au projet présenté par Valéco en 2021 « au regard des répercussions négatives pouvant altérer le bien-être et la quiétude des riverains ». À bulletin secret, seize élus ont voté pour émettre un avis défavorable au projet, un élu a voté contre.
« Ce projet entraîne une ambiance délétère autour des cinq à six villages concernés. Il faut éviter le passage en force et intervenir pour modifier en conséquence le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) , a ajouté Philippe Guérin, le maire.
L’acier qui sert à la fabrication des supports d’éoliennes posées en mer, au large de Saint-Brieuc, multiplie les manipulations à terre et les transports par bateau.
L’acier, utilisé par l’entreprise espagnole Navantia et ses entreprises associées, va parcourir des milliers de kilomètres avant de rejoindre la baie de Saint-Brieuc. Pourtant, la localisation d’une partie du chantier de construction à Brest donnait l’impression de jouer la carte locale et de la proximité géographique par rapport à la zone d’implantation de ces éoliennes.
Une victoire symbolique pour les anti éoliens, un coup dur pour H2air, promoteur et exploitant d’énergies renouvelables. Le Conseil municipal de Dangeau (Eure-et-Loir) a voté lundi soir contre un projet d’éoliennes mené par cette société picarde, alors que le maire Olivier Houdy y était favorable. 7 conseillers ont voté contre, 6 pour et trois se sont abstenus.
« Quand les habitants s’informent, qu’ils finissent par comprendre ce qui va se dresser à leurs portes, ils se mobilisent. Les conseillers municipaux qui étaient pour au départ ont fini par écouter les avis de la population »